Au sculpteur

Tu vins habiter

la chambre des pensées

pour libérer de l'argile

l'homme qui pense.

Tes mains

maintenant ont des blessures,

elles se sont fondues éternel

à la matière.

Je me suis faite en argile.

Tu as imprimé en moi

un signe

qui ne mourra pas.

Tes doigts guériront,

amalgamés à l'univers.

Tu as vaincu comme-ça

la solitude.

Tu as vaincu comme-ša

la solitude.